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Ricardo Herz

Capa do álbum Sonhando o Brasil

Album · 2024

Sonhando o Brasil

Ricardo Herz Trio

Un album de compositions originales qui imagine le Brésil à travers ses rythmes, ses rencontres et ses possibilités.
Violon, piano/clavier et batterie/percussions animent une musique ample, avec la participation d’artistes invités et dix titres commentés par le compositeur lui-même.

L’album

À propos de l’album

Sonhando o Brasil C’est un album qui célèbre un pays imaginaire.
Notre imagination puise bien sûr dans la réalité, mais pour ce rêve du Brésil, j’ai choisi ce que notre pays a de meilleur à offrir : la joie, la spontanéité, la danse, les mélodies, l’affection, l’ouverture, la générosité et l’amour.

En ces temps troublés, tant intérieurement qu’extérieurement, j’espère que ma musique sera porteuse de cette positivité, un plaidoyer pour la célébration de la vie en communauté.

Amis de longue date, nouveaux amis et idoles ont tous participé à cet album, réalisant ensemble ce rêve.

Cet album célèbre également mes 20 ans de carrière, depuis mon premier album solo (Brazilian Popular Violin – 2004).

Entre celui-ci et le premier, j’en ai réalisé neuf autres, qui m’ont profondément transformé, tant comme musicien que comme personne. J’ai eu la chance de jouer et d’apprendre auprès de grands artistes et amis envers qui je dois énormément.

La pandémie nous a tous transformés.
Dans mon cas, chez moi avec Vanille, ma femme et partenaire, elle aussi violoniste (avec qui je forme un duo), j’ai eu l’opportunité de beaucoup jouer et étudier, d’explorer des domaines que seule l’absence de concerts et d’urgences permet, dans le calme et avec des objectifs à long terme.

Tout cela se reflète dans les nouvelles chansons de ce projet.
Même si je conserve toujours mon style, mon identité, chaque étape implique le poids de notre expérience.

« Dreaming of Brazil » a été un projet entièrement réalisé à la main : écriture, compositions, maquettes, répétitions, concepts, enregistrement, pochette, mixage, montage, mastering, vidéos, production.
Tout a été fait avec beaucoup de soin et d’affection par toutes les personnes impliquées, que je remercie du fond du cœur.

Bonne écoute à tous !
Rêvons – et construisons – un Brésil et un monde meilleurs !


Ricardo Herz

Remerciements :

Tant de personnes ont contribué à ce projet, en y apportant amour, temps, patience et talent.
Je les cite toutes ci-dessous et les remercie encore une fois.

Je remercie ma famille, qui m’a toujours soutenu.
Je remercie Vanille, ma partenaire de vie en musique.
Ma mère, qui figure au générique, mais qui est bien plus qu’une productrice, bien plus encore.
Merci également aux familles des membres, qui nous encouragent tant.
Merci à Benjamim Taubkin et JazzB d’avoir ouvert des espaces quand nous en avions besoin.
Merci à Gustavo Magrão pour son aide précieuse sur la première version de ce projet.
Merci à Daniel Tapia pour son soutien constant au niveau du son et pour ses conseils sur les titres de plusieurs morceaux !

⭐Cet album a été réalisé grâce à la bourse Proac 2023.#proac2023

Regarder

L’album en vidéo

Titres

Titres et notes

Liste des titres :

Coco Embolado 6:39  (Coco) BRRZ72400001

Ricardo Herz – violon et composition

Pedro Ito – batterie et percussions

Fábio Leandro – piano

Le coco est un genre musical très diversifié.
On appelle tout « coco », du style embolada (généralement chanté de façon improvisée, accompagné d’un tambourin) à ceux avec un grand orchestre, comme ceux enregistrés par Jackson do Pandeiro, en passant par les cocos terreiro, comme ceux joués par le groupe Bongar d’Olinda, dont je suis un grand fan.
Dans cette chanson, je rends hommage à plusieurs de ces styles.
Il y a un passage qui sonne comme une chanson folklorique, avec des questions et des réponses, et pour les solos de batterie et de piano, j’ai utilisé un break entendu lors des concerts de Bongar.
Pour le solo de violon, j’ai pensé à une improvisation très country, puis à un coco embolada.
C’est un bel hommage à la diversité des possibilités du coco.

Afro-Amérique du Sud 6h00 (Vassi) BRZ72400007

Ricardo Herz – violon et composition

Pedro Ito – batterie et percussions

Fábio Leandro – piano

Cette composition s’inspire du rythme Vassi, issu de la grande tradition des percussions religieuses afro-brésiliennes (Pedro commence le morceau avec cette clave et improvise un solo par-dessus à la fin).
En composant le thème, sous forme de prière sur la clave, j’ai réalisé que plusieurs accents et inflexions de la mélodie évoquaient des rythmes sud-américains, d’où le titre.
Pour le solo, j’ai également voulu insuffler l’esprit du blues… le résultat est un mélange d’influences africaines et américaines.

Dicharachero (Joyeux) 5:17 (Merengue vénézuélien stylisé) BRRZ72400003

Ricardo Herz – violon et composition

Pedro Ito – batterie et percussions

Fábio Leandro – piano

La musique traditionnelle latino-américaine est basée sur la danse.
Il est rare que nos danses utilisent des rythmes complexes autres que 3 temps… Le merengue vénézuélien fait exception : sa mesure à 5 temps lui donne une sonorité proche d’une valse légèrement décalée.
J’ai composé cette musique en m’inspirant de ce rythme.
Ce n’est qu’une inspiration.
L’idée était donc de la mêler à mes références brésiliennes, n’est-ce pas ?
Dans ce morceau, Pedro Ito a utilisé des percussions au début.
J’adore sa façon d’intégrer naturellement les percussions à la batterie.
Magnifique solo de Fábio à la fin, également.
Merci, mes frères du son.

Scènes du Maghreb 5:50 (Chacarera/Chaabi) BRRZ72400010

Ricardo Herz – violon, composition et chant

Pedro Ito – batterie et percussions

Fábio Leandro – piano

esp : Tatiana Parra – chant

J’ai découvert le rythme chaabi lors de mes études en France, à l’école de Didier Lockwood, le CMDL.
Ce rythme est originaire du Maghreb, région d’Afrique du Nord où se situent la Tunisie, l’Algérie et le Maroc.
J’ai tout de suite adoré ce rythme, et surtout l’interprétation du grand batteur Karim Ziad.
J’écoutais ses disques en boucle.
Karim enseignait au CMDL, et nous jouions même ensemble en cours de musique lorsque le batteur était absent. Nous avons alors constaté les liens étroits entre les rythmes brésiliens et maghrébins.
Ce n’est pas un hasard, car la péninsule Ibérique a été dominée pendant 700 ans par les Maures (une période qui fut même un âge d’or pour la science et le savoir).
Pour ce morceau, je me suis inspiré du chaabi, mais nous l’avons mêlé à un rythme argentin, la chacarera, ce qui, je trouve, lui sied à merveille.
Après l’enregistrement avec le trio, j’ai ajouté le chant, les claquements de mains et un tambourin marocain chez moi, et Tati Parra a enregistré les parties vocales.
C’est devenu une fête multiculturelle.

Melodiemonos 5:40 (Toada) BRRZ72400005

Ricardo Herz – violon, composition et chant

Pedro Ito – batterie et percussions

Fábio Leandro – piano

Part.
esp : Léa Freire – flûte

Je venais de lire des nouvelles concernant une guerre… une attaque qui, je le savais, serait suivie de nombreuses atrocités, sur lesquelles je n’ai aucune prise… Je me suis dit que le seul contrôle que je pouvais exercer était de composer une œuvre qui inviterait à la contemplation et à l’espoir.
Une mélodie magnifique.
Ce morceau est né du désir d’embellir un peu nos vies.
Pour cet album, j’ai eu l’immense honneur de bénéficier de la participation exceptionnelle de mon idole, la grande Léa Freire, qui a partagé la mélodie avec Fábio et moi, puis le solo avec moi.
Merci du fond du cœur, Léa.
Pour ta participation et pour tes compositions, qui m’ont tant inspiré.

Siribobéia 7:31 (Maracatu en 7/4) BRRZ72400009

Ricardo Herz – violon, composition et chant

Pedro Ito – batterie et percussions

Fábio Leandro – piano

Tatiana Parra – chant

Siribobéia est un véritable chaos, une situation confuse, pour reprendre l’expression populaire.
Ce morceau est construit sur un rythme de maracatu stylisé, en 7/4.
Le maracatu est déjà un rythme qui vous transporte, vous transportant de façon très inspirante.
En 7/4, il vous transporte encore davantage.
Le premier thème est plus rythmé, basé sur les frappes de caisse claire et de maracatu, sur les mélodies des chansons impaires de Lénine, utilisant la mélodie dans les notes des tensions d’accords.
Dans la seconde partie, une mélodie longue et bien chantée, avec la participation de l’incroyable Tati Parra au chant, et la mienne, dans la seconde exposition.
Le solo de piano est intégré à un mantra de maracatu en sept temps.
Dans celui-ci, le trio au complet fait des solos.
Et pour conclure, il y a une partie qui a été composée comme ceci : j’ai enregistré un groove (celui qu’on a utilisé à la fin) puis j’ai improvisé vocalement.
Ensuite, j’ai noté les phrases et je les ai réappris avec le violon.
Sur cet enregistrement, en plus du trio, Tati et moi avons enregistré des voix doublant le violon et soulignant les parties les plus importantes des phrases, un peu comme les réponses dans le rap.
J’ai vraiment aimé le résultat.
C’était une expérience incroyable.

Sombo Chambado (Samba Choro ou Choro Sambado ?) 4:04 BRZ72400002

Ricardo Herz – violon, composition et chant

Pedro Ito – batterie et percussions

Fabio Leandro – piano

Zé Luís Nascimento – percussions

Tatiana Parra – chant

Et la polémique ?
Samba choro ou choro sambado ?
Sombo Chambado, pour ajouter encore à la controverse… Voici un choro au rythme de samba, que j’ai composé en pensant à Jacó do Bandolim mêlé à Laércio de Freitas.
Outre Pedro et Fábio, qui étaient formidables, j’ai eu l’honneur d’avoir Tati Parra au chant et Zé Luís Nascimento aux percussions.
Quel bonheur de voir cette chanson s’épanouir entre les mains de musiciens et de personnes si chers.
Merci pour votre amitié et pour être si incroyables.

Rêver du Brésil en Frevo 6:39 (Frevo/Instrumental) BRRZ72400004

Ricardo Herz – violon, composition et chant

Pedro Ito – batterie et percussions

Fábio Leandro – piano

Léa Freire – flûte traversière et flûte basse

Ce morceau, qui donne son nom à l’album, débute par un frevo quelque peu chaotique et une harmonie inquiétante : c’est un portrait du Brésil que j’ai connu au moment de sa composition.
L’atmosphère s’éclaircit progressivement jusqu’à laisser place à un frevo plus joyeux.
La seconde partie, plus lente et onirique, est en quelque sorte l’antithèse du frevo : une pièce statique où le violon maintient un ostinato (un motif répétitif) sur lequel la flûte de Léa et le piano de Fábio tissent une mélodie ample.
Cette mélodie évoque le désir d’un Brésil heureux et éclairé.
Puis, le frevo revient, porteur de joie et d’espoir.

Hippocampe 6:53 (Reprise) – Hommage à Maître Luiz Paixão et à la famille Barroso et Maître Totó –  BRZ72400006

Ricardo Herz – violons, violons et composition

Pedro Ito – batterie et percussions

Fabio Leandro – piano

Voici un hommage au monde des danses folkloriques du Nord-Est brésilien (qui utilisent souvent le violon).
Celle-ci présente une danse du Pernambouc (« cavalo marinho ») et une danse folklorique du Ceará, que j’ai découverte grâce à la famille Barroso de Cachoeira do Fogo.
Je connais certains « toadas » et « baiões » du « cavalo marinho » depuis plusieurs années, joués au violon par le regretté Maître Luiz Paixão, un grand violoniste de la Zona da Mata, au Pernambouc (la chanson s’ouvre sur une citation d’une chanson que j’ai apprise de lui).
Plus tard dans la chanson, lors du solo, j’ai également repris plusieurs citations de « baiões de caretas ».
Début 2024, Vanille, une amie (Anouk), et moi avons rendu visite à cette famille incroyable, tant par leur personnalité que par leur talent artistique : la famille Barroso.
Seu Antônio, Zé et Toninho Barroso sont de formidables gardiens de la tradition du violon et des danses locales.
Ils nous ont non seulement fait découvrir les danses folkloriques traditionnelles, mais ils ont aussi organisé une fête de São Gonçalo hors saison pour notre plus grand plaisir.
C’est un bel exemple de la générosité des Brésiliens de l’intérieur.
Un immense merci à ces personnes si chères, généreuses et musiciennes – la famille Barroso et Seu Luiz Paixão (qui a également accueilli tant de monde chez lui).
C’est ce Brésil dont nous rêvons et que nous désirons.
Autre détail intéressant concernant ce morceau : j’ai essayé d’utiliser un tempérament et un accordage pour les violons qui imitent ceux de Seu Luiz. Pour une oreille non avertie, cela peut paraître « dissonant », mais en réalité, de nombreux violonistes utilisent un tempérament différent, ce qui donne au violon une sonorité unique.
J’ai cherché à m’en approcher au plus près.

Uma outra curiosidade dessa faixa: eu tentei usar um temperamento e afinação nos violinos e rabecas que imita a que eu ouço nas rabecas do Seu Luiz – pro ouvido desavisado, pode soar “desafinado” , mas na verdade vários rabequeiros usam um outro tipo de temperamento, que tão um sabor único. Eu tentei chegar perto desse sabor. 

Mention spéciale à Fábio Leandro et Pedro, qui ont également réussi cette réinterprétation psychédélique, quelque peu jazzy et egbertienne du cavalo marinho et du « baião de careta ».

Pé Desliza 4:56 (Xote) BRZ72400008

Ricardo Herz – violon et composition

Pedro Ito – batterie et percussions

Fabio Leandro – piano

Dans cette xote, j’imagine un couple dansant et improvisant des pirouettes dans la salle, changeant de direction, se surprenant mutuellement.
Concevoir une xote instrumentale est toujours un défi pour moi : elle doit avoir l’esprit d’une xote (elle ne doit pas être trop intellectuelle) tout en présentant une certaine prouesse musicale.
Dans « O Pé Desliza », cette prouesse provient des modulations qui deviennent de plus en plus chaotiques.
Le solo est partagé entre le piano et le violon, et nous jouons avec ces variations et ces détours.

Rêver du Brésil – Ricardo Herz

Ricardo Herz – violon et composition

Pedro Ito – batterie et percussions

Fábio Leandro – piano

Livret

Crédits complets

Crédits :

Composition, concept, violon, violon traditionnel et chant –Ricardo Herz

Batterie et percussions – Pedro Ito

Piano – Fábio Leandro 

 

Invités spéciaux : 

 

Flûtes – Léa Freire

Voix – Tatiana Parra

Percussions – Zé Luís Nascimento

 

Enregistrement – Daniel Tapia (Arsis Studio).
Enregistrements supplémentaires – Adonias Jr. (Arsis Studio), Ricardo Herz (Tati Parra et violons, au home studio de Herz) et Zé Luís Nascimento (percussions, au home studio de Zé)

Conseils sur l’oreille externe et la production –André Magalhães

Mixage – Ricardo Mosca

Mastering –Carlinhos Freitas

Photos – Gabriel Boieras

Conception graphique – Bel Andrade Lima

Production exécutive – Marina Herz (Herz Produções)

Au-delà de l’album

Le projet de En direct

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